Pèlerinage, larmes, espoir

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Installation : arbre, terre argileuse, bobines blanches au chinois, carton J.Toulemonde, boîte, contreplaqué, moulage en verre, grillage.

L’arbre de la Guisette est un lieu de croyance réservé aux habitants travaillant la terre. Seulement quelques ouvrages le mentionne. Appelé aussi « arbres à poux », ces tilleuls, ormes ou frênes sont très grands, ou très vieux et isolés dans la campagne Cambrésienne. À hauteur d’homme, nous pouvions voir une petite niche en planche avec un toit triangulaire, clouée sur l’arbre contenant une statuette de la vierge, protégée par un grillage. Les églises n’étaient pas accessibles aux miséreux, alors ils ont construit leur lieu, un territoire approprié au milieu des champs Les gens y venaient prier pour obtenir une guérison, ou remercier la mère de dieu de la faveur obtenue.

«Les habitants des villages voisins ont nommé l’arbre de la Guisette, un monstrueux tilleul qui offre toutes les apparences de la plus haute antiquité» Carion (Pamphléataire cambrésien)

Pour Rémi Fouquet, cet arbre est la rencontre entre deux échelles, celle des petites histoires des villages et l’Histoire à travers les civilisations reprenant successivement au culte de la Dendrolâtrie (culte païen dévoué aux arbres). Un lieu devenu religieux parce que quelqu’un y a placé un assemblage de matériaux récupérés et la figure d’une vierge.

Entre rites et coutumes, cette installation oscille entre les histoires passées et présentes du territoire. Elle questionne sur l’avenir des productions textiles de notre région.